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Les Aéro-Constructeurs Amateurs Atlantique

Constructeurs amateurs d'Avion et d'ULM.
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Mignet Henri -- Concepteur --

 

Avions Henri Mignet :

La formule Mignet à toujours de fervents adeptes et plusieurs associations militent en sa faveur. Un adepte de la formule a étudié en accord avec Pierre Mignet (fils de Henri) une version moderne d’un monoplace  simple et facile à construire, Rodolphe Grünberg met donc à la disposition des amateurs, une liasse de plans au format A4 , très claire et facile à comprendre, cette version des avions Mignet (le HM 293) à relancé l’intérêt de la formule.

Il est également possible de construire les autres modèles de Mignet , contacter pour cela Alain Mignet  à Saujon (17)

HM 293  monoplace de formule mignet

Diffusion des plans :

Rodolphe Grünberg – 76 Rue de la plaine – 47310 – Roquefort

T :  05 53 96 77 90  +  06 87 03 16 37 

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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Henri Mignet et le RSA

 

Henri Mignet débute la construction de son premier appareil volant à 19 ans (en 1912) il s’agit d’un planeur inspiré des travaux de Lilienthal : le HM 1, qui sera suivit du HM 1-2 sur le modèle, cette fois, des planeurs d’Octave Chanute (1913)… Mignet construira ainsi sept autres machines.. sans trop pouvoir s’élever dans les airs, ces premières constructions ont été réalisées dans l’atelier du  domaine familial au joli château du Pinier, près de Beurlay  en Charente-Maritime.

 

Henri Mignet – Oct 1893 / Août 1965

 

  Il construira tant des planeurs, que des avions ….. cloués au sol..  manque de connaissances, manque de moteur, manque d’expérience … il lui faudra attendre  1928, pour construire son huitième avion : le HM 8 (HM pour Henri Mignet) qui volera enfin correctement en 1929.. au grand étonnement des « vrais » aviateurs, qui considéraient les efforts de Mignet dérisoires et sans avenir… un vaste fossé séparait le monde de l’aviation encore balbutiant et Henri Mignet qui entendait bien permettre au grand public de pouvoir accéder au vol…ce qui n’était pas du goût du « vrais » monde de l’aviation encore auréolée de gloire, Mignet aimait bien « titiller » cet autre monde de  l‘aviation, monde totalement opposé à l’aviation populaire… la guerre a commencé, elle durera longtemps !

 

   

Le planeur HM 5  à Vauville …

 

 Un célèbre journal aéronautique de l’époque ("les Ailes", dirigé par Georges Houard) s’intéresse aux travaux de Mignet, et publie en 1928, une série d’article qui présente en détail le HM 8… les plans de l’appareil y sont même publiés ! De son côté, Mignet écrit la même année un livre, qui explique comment accéder au monde de l’aviation, et surtout comment se construire soi-même son propre avion, le tout pour une somme dérisoire…. Le livre intitulé « Comment j’ai construit mon avionnette » est publié avec l’écriture manuscrite et soignée de Mignet, ce sera un énorme succès… l’édition sera épuisée en quelques semaines… suivront plusieurs autres éditions; toutes auront le même succès, cet ouvrage est devenu de nos jours une pièce de musée. Le tout premier HM 8 d’amateur volera le 21 Mai 1929, construit par Jean Joubert qui deviendra ainsi le tout premier constructeur amateur au monde, après Henri Mignet.. La mise au point du HM 8 sera laborieuse, Mignet en dira :  « tout fonctionne bien…. Mais jamais en même temps ! ».

 

  

 

 Les quelques rares HM 8 qui volent en France rassemblent une poignée de copains tous passionnés, et 4 associations vont rapidement voir le jour, ainsi, à Lyon apparait en 1930 l’association « Les Mouettes Lyonnaises »  , Egalement à Lyon « l’Amicale d’Aviation Légère de Lyon » ou A.A.L  (1935) dont le siège au 183 Cours Lafayette deviendra plus tard le premier siège du RSA… le Pou-du-Ciel Club de Valencienne (PCCV) et le Réseau des Amateurs de l’Air (R.A.A)

 

Un des tous premiers rassemblements d’amateur avec les HM 8 de l’AAL.

 

L’HM 8 exposé au Musée de l’Air du Bourget.

 

En 1934, Mignet met au point un autre avion, cette fois bien différent des précédents, c’est un biplan aux ailes fortement décalées, en effet Henri n’est pas un pilote très doué (c’est lui qui le dit) comme tous les pilotes de cette époque, il redoute les deux pièges dits « mortels » des avions de l’époque : la vrille et le décrochage, son projet N° 14 (qui va prendre la dénomination de HM 14) va s’avérer extraordinaire, car il ignore décrochage et vrille… ce qui lui ouvre toute grande les portes de la célébrité auprès du public… le HM 14 va connaitre un énorme succès, relayé par « Les ailes » et son directeur Georges Houard, qui prend fait et cause pour ce mouvement amateur encore balbutiant ..

 

   

Le premier ouvrage de Henri Mignet consacré au HM 8  (1928)

 

Georges Houard et son journal publient en 1934 une série d’article ou cette fois, c’est le HM 14 qui est la vedette. L’avion est décrit en détails, les plans sont même publiés….les lecteurs sont aux anges car toute personne moyennement douée peut, selon Mignet, se construire un avion en 300 h de travail , et cerise sur le gâteau, l’avion à une toute petite taille, ce qui permet une construction dans un local réduit, enfin, la dépense (1.500 fr) est ridicule, car Mignet à prévu l’utilisation de matériaux faciles à trouver et à bas prix… Mignet qui est un as de la communication, écrit cet argument formidable :

 « Si vous savez clouer une caisse d’emballage, vous saurez construire un HM 14 »

 Georges Houard et son journal, resteront pendant longtemps des défenseurs inconditionnels et désintéressés du mouvement amateur et ceci pour longtemps, pourtant, il n’a jamais mis les fesses dans un avion de sa vie …. C’est beau la passion !

 

Henri Mignet et son HM 14

 

"Les Ailes" du 16 novembre 1933.(Collection : Pierre Caillaud )

 

"Les Ailes" du 13 septembre 1934.(Collection : Pierre Caillaud )

 

 Le journal publiera également les premiers 47 bulletins du RSA, de 1946 à 1951 ancêtres des actuels Cahiers du RSA qui naitrons en novembre 1948. Le RSA comptait à cette date 550 membres.

 1934 verra la publication d’un nouveau livre écrit par Mignet, sous le titre « Le Sport de l’Air » ou tout comme pour le HM 8, il explique en détails les raisons techniques du choix fait, les plans complets du HM 14, la manière de le régler et de le piloter, etc… cet ouvrage, encore célèbre de nos jours, sera le livre de chevet de toute une génération de passionnés des choses de l’air.

 

       

 3 éditions du Sport de l’Air : 1934 – 1937 et la luxueuse édition de 2000.(lettres dorées)

 

 Cette même année 1934, le HM 14 est exposé au Salon de l’Aviation de Paris qui se tient à l’époque au grand palais, en plein centre de la capitale.. Le succès est phénoménal, à tel point que le public n’entre que pour voir « l’avion de monsieur Mignet » et la question qui est posée des milliers de fois dès l’entré, est : « où est le HM 14 ? » ce qui va finir par sacrément exaspérer les autres exposants… pourtant, les organisateurs avaient pris soin de reléguer le HM 14 dans un recoin à peine visible… cet endroit restera pendant tout le salon l’endroit le plus fréquenté où une foule ininterrompue défile admirative, délaissant les autres avions exposés… au grand étonnement de Mignet, qui assailli de questions répond avec patience pendant des heures et des heures…. Ce succès va dégrader encore un peu plus les relations déjà bien tendues entre Henri Mignet et ce qu’il appelle « l’autre bord.. »

 

               

Le HM 14 exposé au salon de l’aviation au Grand Palais en novembre 1934

 

 En décembre 1934, à la suite du salon, « Les ailes » organise une présentation d’avions légers, à Orly qui à l’époque était un simple champ d’aviation. Plusieurs avions léger sétaient présents, mais la météo exécrable mit à mal les présentations en vol. Peu importe, le public était venu en masse pour voir voler Le HM 14, avec Mignet aux commandes. L’avion tint ses promesses, et malgré la pluie et le vent, fit une brillante démonstration devant une foule en délire.. avec pour final un superbe atterrissage hélice « calée » et un arrêt face au public époustouflé.

 

Le terrain d'Orly en 1931, où aura lieu la présentation du HM-14, simple champ d'aviation avec quelques hangars à Dirigeables.

 

   

Présentation au public du HM 14 à Orly le 9 décembre 1934 réglage du moteur par Mignet

 

 En 1935, le « Sport de l’Air » qui à été traduit en plusieurs langues (Anglais – Espagnol – Hongrois – polonais – Tchécoslovaque) et à plus de 6000 exemplaires, rien qu’en Angleterre , est devenu totalement introuvable. Plusieurs rééditions, toutes enlevées en quelques semaines, n’y changerons rien… il faudra attendre les années 2000 pour voir enfin un éditeur de Royan, relancer cet ouvrage mythique devenu hors de prix (un autre imprimeur de Montauban l’avait déjà édité en 1990 et 1994)

 Mignet est célèbre même (et surtout) hors de nos frontières, ainsi, le Daily Express invite Mignet en août 1935 à venir faire une présentation de son avion outre atlantique, ce qui permis au HM 14 d’effectuer une traversée du chanel, tout comme Blériot, 26 années plus tôt… un grand moment !

 Le public Britannique en voyant arriver le minuscule appareil, l’a baptisé aussitôt le « Flying flea » (la puce volante) en Français : « le Pou-du-Ciel »… ce nom lui restera à jamais, et tous les avions imaginé et construits par Mignet conserverons ce nom devenu désormais célèbre.

 La tournée de présentation Anglaise parfaitement organisée par Mignet présentait deux HM 14, l’autre étant piloté par son fidèle copain Robineau. Mignet couvrait le sud du pays pendant que Robineau était chargé du nord.

 

Arrivée triomphale de Mignet en Angleterre devant plus de 8000 spectateurs

 

 Partout où se présentait le Pou une foule l’attendait avec une curiosité qui se transformait vite en délire. C’est plus de 10.000 personnes qui parfois ont attendu le célébrissime Pou-du-Ciel, et chaque fois, Mignet est porté en triomphe à l’issue de formidables démonstrations des qualités de vol de son minuscule avion.

 Le succès est tel que quatre firmes lancent la construction de Pou-du-Ciel, HM 14… et la revue Anglaise « Flight » pris le relais du journal Français « Les Ailes » pour promouvoir l’œuvre de Mignet.

 

Une foule de curieux admire le Pou-du-Ciel sur un terrain Anglais.

 

 L’Angleterre créera le « Permit to Fly » afin d’officialiser les vols de Pou-du-Ciel. Ce document est l’ancêtre de notre actuel CNRA… qui ne sera mis en service en France qu’en 1938.. Aussitôt suspendu en 1946 suite à une série d’accident, dont nous reparlerons.

 

   

 Revue Américaine consacré au HM 14

 

Ecorché du  HM 14  publié dans une revue Britannique.

 

cliquez sur l'image ci-dessus pour la télécharger en haute définition

Un autre écorché du HM 14 de la revue anglaise "The Aeroplane", repris dans dans le livre "Cent Pou du Ciel" de la revue "Les Ailes"

 

 Le Pou-du-Ciel a une célébrité telle qu’une chanson Française lui est dédiée, honneur suprême !

 

     

HM 14  construit en Argentine -             HM 14 construit au Japon -             HM 14  construit en Angleterre

 

 Le 5 octobre 1935, Georges Houard organise les états généraux de l’aviation légère, activité encore très nouvelle pour l’époque, et le lendemain, est organisé un rassemblement d’avions légers à Orly, pésidé par le Ministre de l’Air, le Général Denain. Enorme succès, et c’est plus de 20.000 spectateurs enthousiastes qui assistent au vol de neufs Pou-du-Ciel , dont celui d’un certain Edouard Joly … la journée se termine par un vol groupé des neufs Pou en formation…. C’est du délire ! la foule retourne à Paris les yeux encore éblouis du spectacle, et avec la grande nouvelle : vous pouvez faire la même chose vous-même et sans vous ruiner !

 

                              Orly le 6 Octobre 1935 : les neuf Pou-du-Ciel devenu célèbre ..

 

 En France, plus de 1000 Pou-du-Ciel étaient en construction, et à la fin 1935 on comptait 100 HM-14 Pou-du-Ciel homologués, tous répertoriés dans un livre édité par « Les Ailes » ; c’est alors que les premiers accidents arrivèrent… inévitable car Mignet ne contrôlait plus rien. Le succès était tel que partout se construisaient des Pou-du-Ciel un peu partout, dans les arrières boutiques, dans les salons, dans les chambres sous les toits, dans les salles de restaurent une fois débarrassés les couverts. On a même vu à Joinville un Pou en construction sur le trottoir !! toutes ces construction étaient réalisées par des amateurs pas toujours adroits, pas toujours respectueux des plans et des conseils, pas toujours capables et surtout, n’ayant pas la moindre idée du pilotage et encore moins du centrage de leurs avions… le tout sans contrôle ni vérification… le Sport de l’Air étant leur seul guide… ce n’était évidemment pas suffisant et il était inévitable que les choses tournent mal, d’autant que Mignet lui-même avait du mal à admettre les conseils venus de « l’autre bord » notamment en matière de centrage… chose pas très bien comprise même par Mignet.

Pour mettre au point son HM 14, Henri Mignet s’isolera dans la campagne aux environs de Soissons. Il y restera de longs mois, en plein champ, dans ce qui est resté dans l’histoire sous le nom du "Camp de Bouleau" : une canadienne un établi, quelques outils, le tout transporté avec le side-car familial. Il fallait une sacré dose d’obstination pour travailler dans ces conditions..Mignet passera même un hivers sous la tente, et dans cette région, il y fait un froid de canard. Il fallait tout de même une sacré dose de courage pour travailler dans ces conditions..

 

Le Camp de bouleaux.

 

  

L’atelier en plein air de Mignet au milieux de la campagne en Septembre – Sept/Déc 1933.

 

 Les premiers rassemblements de constructeurs amateurs … nos ancêtres !!

Mignet et son épouse tiennent la place d’honneur au premier plan.

 

 La fin du rêve ??

Une série d’accident plus ou moins inexpliqués fit plusieurs morts en 1935, dont le copain de Mignet : Robineau… il était dénombré 11 accidents mortels fin 1946… les autorités réagirent avec fermeté : les Pou subirent des strictes restrictions de vol, et Mignet invité à trouver les raisons de ces accidents… il aura d’ailleurs du mal à admettre son erreur, mais il finira par reconnaitre que les centrages préconisés étaient dangereux, c’était un peu tard, le mal était fait et pour longtemps. L’immense succès envers le Pou, se transforma immédiatement en méfiance du public, puis le soufflet retomba, et le Pou-du-Ciel fut presque oublié, mais pas son nom entré dans la légende !.

 

   

Particularité des avions Mignet : pliage rapide et facile des ailes pour le transport vers le garage.

 

     

     

 La popularité des avions Mignet est telle que la carte postale s’en empare…

 

 1946 l’acte de naissance du RSA.

Dimanche 24 Novembre 1946dans le  journal Les Ailes : ce sera la date de naissance du RSA.

 

 En novembre 1946, plusieurs amateurs-constructeurs de Pou-du-Ciel, montent à Paris à l’occasion du salon de l’Aviation. Ilsse donnent rendez-vous dans une brasserie proche de St Lazare pour envisager la création d’une Association Nationale de Constructeur Amateurs. Un entrefilet est publié dans "les Ailes", et ….. C’est plus de 200 personnes qui se retrouvent devant la brasserie qui n’avait pas été avertie…. Henri Mignet, quelques membres et les Présidents des associations Pou-du-Ciel Club de Valencienne (PCCV) et de l’Amicale d’Aviation Légère de Lyon (AAL) dont le Président était Georges Béraud, décident dans une ambiance exaltée, la création d’une Association Nationale qui prendra le nom de :  Réseau des Sportifs de l’Air (RSA), le terme Réseau étant ajouté pour faire sérieux….mais la dénomination fut vite modifié en « Réseau du Sport de l’Air » pour coller au titre du livre de Mignet.. L’association sera Présidée par Pierre Lacour, puis par Georges Béraud, elle aura pour siège celui de l’AALL de Lyon au Café Moderne - 183 Cours Lafayette, siège qui perdurera jusqu’à l’élection du Président Louis Cariou, ce dernier mettra à la disposition du RSA, des locaux Parisiens laissé libre par une restructuration de son entreprise de photogravure « Photométal » au 39 Rue Sauffroy à Paris, le siège s’y trouve encore, même s’il occupe un autre local situé à quelques mètres du premier : la « boutique bleue » est maintenant célèbre pour tous les amateurs.

 

  

Mignet à inventé l’ULM : le HM16 (100 kg)  L’armée s’intéresse au HM14 : le « Pou Maquis »

 

De  nos jours, la formule Mignet a toujours ses adeptes. La version moderne du Pou en est le HM 293. Une liasse de plans claire, précise et très bien réalisée, par Rodolphe Grunberg, est disponible au format A4, et il se construit encore de nombreux avions portant la griffe Mignet.

 

La formule moderne du Pou-du-Ciel  : le HM 293- ici les 2 constructions des frères Vinsonneaux.

 

 1945 , la fin de la guerre, verra l’arrivée  d’un grand nombres d’autres avions d’amateurs, à commencer par les créations du couple légendaire Edouard Joly et Jean Délémontez, qui vont ensemble concevoir le petit monoplace en bois dont le nom deviendra célèbre sous le vocable de Jodel (pour Joly et DELémontez) Joly avait débuté avec un Pou-du-Ciel , et plusieurs autres constructions de son cru, pour le compte de son club à Beaune. On connait la suite de l’histoire : Jean Délémontez épouse la fille de Edouard Joly, le Jodel D-9, dessiné par Délémontez, (dit Bébé Jodel) tape dans l’œil de Georges Houard (encore lui) qui assure la promotion du petit avion… comme il l’avait fait pour le HM 14, succès immédiat, suivra la création de la Sté des avions Jodel  à Beaune … la Sté y est encore !

 

   

          Le HM 14 de Edouard Joly                  Le CP 10 de Claude Piel : un HM 14 modifié

 

 Délémontez (la tête) et Joly (les mains) créent rapidement une version biplace, le D-11 , puis l’instructeur du Club, Pierre Robin entame la construction d’un triplace, à partir des plans du biplace… gros succès, et démarrage de la Sté des avions Robin, avec pour ingénieur.. Jean Délémontez.. la suite est tout aussi passionnante mais dépasse le cadre de cet article…

Une page spécialement dédiée à Jean Délémontez est prévue sur le site (Voir l'article sur Jean Délémontez).

 

   

Le Jodel monoplace D-9 et le biplace D-11

 

 Autre nouveau constructeur amateur d’après guerre : Claude Piel qui à également construit d’abord un Pou-du-Ciel très amélioré le CP 10,  en ensuite construit sur ses propres idées un monoplace en bois à l’allure de mini-Spitfire : le CP 20 « Pinocchio »… qui sera suivit de la version biplace CP 30 « Emeraude » … appareil qui sera construit par la suite en industriel par Jean Michel Verhnes, et sa boite : la Scintex près de Clermond-Ferrand…. L’avion sera amélioré, pour devenir Super Emeraude, et enfin CAP 10 construit par Auguste Mudry à Bernay. La production Scintex et Mudry a disparue, mais les avions Piel de tous types sont toujours construits par les amateurs…

 On pourrait citer encore beaucoup de concepteurs qui sont passés par le Pou-du-Ciel, comme Yves Gardan , père des Minicab  et autres « Horizon » (construits par Sud Aviation), et beaucoup d’autres encore…

 Dès lors, le RSA se trouvera écartelé en deux mouvements : d’un côté les adeptes du « Saint Patron » (Henri Mignet) et des Pou-du-Ciel de tout types, et les « autres aviateurs », adeptes, eux des Jodel, Piel, Jurca, Druine etc… les deux mouvements fonctionnent en parallèle , mais le second à nettement pris le pas sur le premier… il faut reconnaitre que les pouducielistes ont conservé intacte leurs passion exclusive pour leurs chers Pou… et leur admiration sans borne pour le Saint Patron : Henri Mignet… qui reste incontestablement le créateur de notre mouvement.

 .

 

La construction du « Pou-du-Ciel » en milieux scolaire, (dessin de Marcel Jeanjean)

 

La « panne de château » revu par Marcel Jeanjean

 

       

       L’ultime version moderne du Pou : le Cordouan       version CNRA moderne du Pou : le biplace Croses

 

La formule inventée par Henri Mignet a, par la suite, inspiré bon nombre de concepteurs. Ainsi Gilbert Landray, Emilien Croses et biens d’autres ont modernisé la formule tout en conservant les spécificités de l’avion d’origine. Ainsi sont nés les biplaces EC 6 « criquet » de Croses et la version ULM le « mini-criquet »..

L’armée c’est à nouveau intéressé aux avions Mignet, et une escadrille de 30 HM 1000 a été créée au sein de l’ALAT.

 

Le vieux soldat : un HM-1000 "Balerit" ayant appartenu à l'ALAT.

 

La Société des avions Mignet à Meaux (cet aérodrôme a été créé de toutes pièces par Henri Mignet) : la construction industrielle était lancée.

 

   

ULM moderne : le mini-criquet  et le plus gros des Pou : le « Para-Pou » de Croses : pour 8 personnes, dont 6 parachutistes et 2 pilotes.

 

HM 14 100 % bouquin, construit par Robert Fleury et Maurice Garsault.

 

La liste des aéronefs imaginés et construits par Henri Mignet ne s’arrête pas au HM 14, la famille des HM a continué de croitre pendant de longues années encore… voici quelques uns des nombreux appareils issus de la formule… et la liste est loin d’être complète.

 

Le HM 20 (ici construit aux USA)

 

Le HM 210

 

Le HM 280 «Maquis» - ancêtre du HM 1000 Militaire

 

Le HM 293 - Version la plus construite de nos jours de la formule Mignet.

 

Le HM 380

 

Le HM 350 : un gros biplace moderne, avec Henri Mignet

 

HM 350 basé à Marennes (17) – Musée Mignet.

 

La longue liste des diverses versions tirées de la même formule (Mignet) comprend des appareils qui n’ont existé que sous la forme de plans et d’autres qui ont été construit dans divers pays du monde (Grande Bretagne, Allemagne, Belgique, Japon, Russie, Australie, Argentine, Etats unis, Afrique du Nord etc… )

Les versions non présentées ici : HM 16 et 160 (Mini Pou) 250, 290, 330 «Sakura» 360, 370, 380 …. Et la liste n’est pas complète.

Voir le superbe site très complet : http://pou.guide.free.fr que l’on doit à une poignée de passionnés des avions Mignet : Paul PontoisJean Pierre LalevéeHans EngelsThibaut Cammermans et bien d’autres… que je salue ici pour leur site exemplaire.. je leur ai emprunté quelques images pour les pages ci-dessus. j’espère qu’ils ne m'en voudrons pas…

Enfin, la formule Mignet a servi de modèle à bien d’autres concepteurs comme Gilbert Landrey, Emilien Croses, Louis Cosandey, tous ces appareils sont à découvrir sur le site pou.guide.

 

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Henri Mignet a été décoré de la Légion d'Honneur le 6 Octobre 1935, par le Ministre de l'Air, le Général Denain, à l'occasion d'un banquet offert en l'honneur du Saint patron et de son oeuvre.

 

 Mignet vient d'être fait Chevalier de la Légion d'Honneur, par le Général Denain, Ministre de l'Air (banquet des amis de Mignet organisé par "Les Ailes")          



Et, honneur suprême, Henri Mignet a été distingué à titre posthume, par le Président de l'EAA (le RSA Américain) par  Mr  Tom Poberezny (fondateur et Président de l'EAA) , au cours d'une cérémonie émouvante le 22 octobre 1999, au cours de laquelle, Pierre Mignet à reçu une plaque commémorative.
Pierre a également découvert que dans le grand et moderne temple du musée de l'aviation légère Américain (le Hall of fame) plusieurs avions Mignet étaient exposés entre le Flyer des frères Wright et le Spirit of St louis de Charles Lindberg, le lendemain, des centaines de spectateurs aviateurs ou non, sont venu remercier chaleureusement Pierre Mignet en reconnaissance de l'oeuvre de son père.

 

Henri Mignet a construit, de ses mains, 39 avions et planeurs.

 

 

Pierre Mignet et la plaque commémorative de l'EAA.

 

Le chateau du Pinier, domaine familial de la famille Mignet, à l'époque.

le batiment de l'atelier de Henri Mignet.

L'atelier de Henri Mignet, qui a été complètement modernisé,

Plans de Henri Mignet, réalisés directement sur le mur de l'atelier.

 

 

Jean-Claude Afflard

 

Merci en particulier à Alain Mignet, Maurice Garsault, Pierre Caillaud et à bien d’autres, pour leurs témoignages

 

Vue d’artiste de la construction du Pou-du-Ciel

 

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Une sélection de vidéos sur le "Pou".

En français : http://www.youtube.com/results?search_query=pou+du+ciel

En anglais : http://www.youtube.com/results?search_query=flying+flea

 

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à lire également :

Extrait du Cahier du RSA n°3 de juillet 1949, un article amusant sur Mignet en voyage avec son Pou-du-Ciel .... l'article nous fait découvrir l'étonnant bonhomme qu'il était.. sa devise était " si cela ne coûte rien.... c'est encore mieux !"  il faisait tout lui même, ainsi à l'époque, le cinéma à domicile était en vogue, (en format 9.5 mm) et Mignet avait construit lui-même sa caméra et son projecteur... c'est avec ce matériel d'amateur qu'il a filmé ses exploits ...

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir l'article complet.

 

 

 

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Anecdote : "Dura lex, sed lex."(*)

..." Henri Mignet avait fait une demande officielle de certification de son HM 14, et la procédure fut mise en place, a cet effet, la DGAC de l'époque a demandé à Mignet de lui fournir un appareil, correctement construit, réglé et centré, afin de faire les séries d'essais au CEV (centre d’essais en vol) de Villacoublay (78).  L’avion des essais était le N° 13, construit par les Ets Félix-Louis de Pantin qui par ailleurs avaient construit une dizaine de HM 14, dont celui de Henri Mignet lui-même qui portait le N° 36, afin de remplacer le N° 1 « bigorné » à Cambrai en avril1936.    

Dans un premier temps, les pilotes chargés des tests en vol furent très réticents pour effectuer les vols d'essais, et seul un ou deux courageux pilotes ont acceptés, après quelques hésitations,  de voler sur cet appareil si particulier... très vite, l'avion révélât d'étonnantes qualités de vol, et les pilotes s'enhardirent à effectuer des essais de plus en plus "limites"....

L'avion éveilla les curiosités et tous les pilotes défilèrent avec entrain pour voler sur cet avion qui refusait obstinément le décrochage et par la suite les vrilles. Tout fut tenté, et le domaine de vol du minuscule appareil fut soigneusement épluché. Piloter le Pou-du-Ciel était devenu un jeux, et on se battait pour s'amuser avec en toute sécurité..les atterrissages en descente "Parachutales" succédèrent aux décollages ultra courts, et aux vols totalement hors normes pour un avion dit "normal"...

A la fin des essais, la certification fut ..... refusée.

Motif ? "La certification ne peut être accordée en accord avec le règlement, en effet, le HM 14 est incapable de prouver qu'il peut sortir de vrille " étonnement de Mignet : "Il est évident que mon appareil ne peux pas prouver ses capacités de sortie de vrille.... puisqu'il ne peut pas se mettre en vrille !!!! et par définition, si pas de vrille possible donc pas de sortie de vrille....c'est évident !!" mais le règlement c'est le règlement : pour obtenir son agrément, il faut d'abord faire en sorte que le HM 14 puisse se mettre en vrille, ensuite il doit prouver qu'il en sort correctement...

Mignet : " mais puisque je vous dit que la vrille est impossible !!!"  pas de discussion : le règlement, c'est le règlement !!!! la discussion est close !! et le petit Pou-du-Ciel est reparti vers d'autres aventures, aux grand regrets des pilotes d'essais qui s'étaient follement amusé avec...

Jean-Claude Afflard.

 

Note : la descente dite "parachutale" s'effectue, manche au ventre, tout réduit, l'avion effectue une série de courts décrochages à peine visibles sous la forme de petites ondulations, à vitesse quasi nulle, la descente s'effectue sous un angle très prononcé de 45° ou même plus !! suivit d'un atterrissage ultra court de quelques mètres seulement...résultat d'une approche à vitesse presque nulle. Le décrochage est impossible car en configuration cabré, vitesse à zéro ou presque, l'aile avant perd sa portance, mais l'aile arrière qui est calée nettement plus à plat porte toujours l'avion, seul l'avant s'enfonce, pas l'arrière.... de plus, l'aile étant démunie d'ailerons ignore le décrochage dissymétrique qui est consécutif à des trainées d'ailerons différentes : pas d'ailerons, pas de vrille. Les virages (même serré) sont obtenus par roulis induit, facilité par un bras de levier très court, et initié par un gouvernail de grande surface... le tout est très efficace !

(*) "La loi est dure, mais c'est la loi."

 

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Bonus

 

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Le centenaire d'Henri Mignet

Numérisation du film de Pierre Nicolleau : le centenaire d'Henri Mignet, inventeur du Pou du Ciel.
Histoire du Pou du Ciel racontée par Pierre Mignet, Alain Mignet et François Mignet.

1993 © Pierre Nicolleau.

Vidéo Youtube de 35'. Cliquez sur l'image ci-dessous

 

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Document sur les musées Mignet

le doc:

 

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la maquette à monter du HM-14 "Pou-du-Ciel " de Henri Mignet

 

 

 

Cette jolie petite maquette est amusante et rare : il n'y a jamais eu de maquette du Pou, ceci est une première...

imprimer les deux planches sur du papier fort (200 Gr ou plus) et vérifier que l'impression n'a pas modifié l'échelle des reproductions d'une planche à l'autre. Les mâts seront de préférence réalisé en fil de fer peint en noir, nettement plus réel que le carton, les haubans seront en fil noir et les roues carton remplacées par des petites roues en plastique diamètre 20 mm que l'on trouve chez Top Model (réf 1314910) à 0.45 € la paire... www.topmodel.fr  peindre les jantes en rouge..

Au final, on aura une jolie maquette très décorative du plus bel effet qui aura une place de choix sur votre bureau.

Avec l'aimable autorisation de Thibaut Cammermans ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) que nous remercions.

La  version décorée en vert et jaune est également disponible ... sur demande

 

 

Cliquez sur les liens ci-dessous pour télécharger les planches.

(une fois la planche affichée, click droit + "Enregistrer l'image sous..")

 

planche 1

 

planche 2

 

Pour les maquettistes purs et durs, ci-dessous, vues du moteur "Aubier et Dunne" (20 cv) d'origine...   (Musée de Marennes - Charente Maritime)